Kindu, le 24 janvier 2022 (caritasdev.cd) : Une catastrophe naturelle de l’inondation occasionnée par la pluie diluvienne accompagnée de vent violent s’est abattue entre 8h45 à 12h18 ayant causé plusieurs dégâts matériels et humanitaires dans la ville de Kindu et ses environs en Province du Maniema.
Trois communes de la ville de Kindu (Kasuku, Mikelenge, Alunguli) et ses environs ont été touchées par une inondation, causée par les eaux de la pluie diluvienne, qui s’y est abattue le 21 janvier 2022, de 8h45 à 12h18. Celle-ci était accompagnée d’un vent violent et a causé plusieurs dégâts matériels et humanitaires
Une note de Caritas-Développement Kindu, parvenu à caritasdev.cd, dresse un bilan provisoire de 2.267 maisons touchées, dont 1.867 partiellement détruites et 403 complètements écroulées. 2.665 ménages et 13.325 personnes sont affectées par cette catastrophe naturelle. On compte également 6 personnes disparues et 4 autres foudroyées.
Caritas Kindu renseigne que la plupart des ménages affectés vivent dans les familles d’accueil, d’où une réponse humanitaire d’urgence pour tous ces sinistrés.
Actuellement, la Caritas-Développement Kindu, en collaboration avec la Division des Actions humanitaires et la Société civile, est en cours d’une évaluation des besoins multisectoriels par rapport à cette crise. Cette évaluation est conduite dans les zones de santés affectées (ZS de Kindu et Alunguli).
Suite à ce désastre, les ménages sinistrés présentent des besoins prioritaires suivants : le rétablissement des abris, vu le degré de promiscuité dans les familles d’accueil et les risques de la propagation de la Covid-19. Le renouvellement des articles ménages essentiels et l’approvisionnement en vivres et moyens de subsistance.
Selon les analyses, les causes qui ont aggravé les dégâts causés par les eaux de cette pluie sont les suivants : le problème d’assainissement de la ville, la mauvaise gestion des déchets et ordures souvent jetés dans les caniveaux ; les constructions anarchiques qui ne respectent pas les normes de l’urbanisme, parfois sur les voies de drainage et même dans les lits des rivières. Il faut aussi épingler l’augmentation démographique due à l’exode rural : plusieurs personnes ont acheté les parcelles riveraines aux cours d’eau.
D’autres ont par contre construit dans des endroits marécageux et les matériaux de construction utilisés (briques adobes) sont de mauvaise qualité et ne résistent pas à l’humidité.
Après la pluie et le samedi avant-midi, l’équipe de Caritas-Développement Kindu s’est déployée sur terrain avec l’accompagnement des Antennes de la Coordination provinciale de la Société civile, pour évaluer rapidement l’ampleur de cette crise humanitaire de la catastrophe naturelle. Les autorités locales, leaders communautaires et les informateurs clés renseignent sur le niveau élevé de la destruction des Abris et signalent des dégâts matériels et les besoins humanitaires enregistrés après le passage de la pluie sur la ville de Kindu.
Paris Mona
