Wamba, le 18 octobre 2021 (caritasdev.cd) : Le Territoire de Wamba, dans la Province du Haut-Uélé, a célébré avec pompe la Journée Internationale de la femme rurale, vendredi 15 octobre 2021. Le thème de cette année a été « les femmes rurales cultivent une bonne nourriture pour toutes et tous ».. Sous le patronage de Caritas-Développement Wamba, particulièrement par son Service de la promotion féminine, c’est le village Asandabo, situé à 15 km de Wamba-Centre, qui a été choisi comme cadre pour accueillir cette manifestation.
Plusieurs Organisations paysannes des femmes encadrées par Caritas-Développement Wamba, les Autorités politico-administratives, le Service Genre du territoire, les représentantes des couches féminines du territoire de Wamba et de nombreuses notabilités locales ont pris part à cette célébration. Celle-ci a commencée par la messe, dite par Monsieur l’abbé Jean de Dieu AYBEKA, Coordonnateur de la Caritas-Développement Wamba, entouré de l’Abbé Benjamin OSUKOLUBO, Chancelier de son Excellence Monseigneur l’Evêque de Wamba.
Plusieurs allocations ont été prononcées au cours de cette journée, notamment par le Coordonnateur de la Caritas, le Chancelier de l’évêque, l’Administrateur du Territoire Assistant chargé des questions politiques et administratives et le chef de chefferie des Malika A. Au menu de tous ces discours, c’était la promotion de la femme paysanne. C’est dans ce contexte que Mr Gustave Nangaa, Expert en développement de la Caritas Wamba, est intervenu avec des orientations pour renforcer le vade mecum de la femme paysanne.

Les associations des femmes paysannes ont ensuite défilé sur l’itinéraire tracé, scandant des chansons pour manifester leur joie et valoriser la journée. Un des moments forts de la journée a été la plantation des arbres par les autorités présentes et les femmes rurales elles-mêmes. Un repas fraternel a été offert aux invités et des danses folkloriques ont servi pour clôturer la journée, tard dans la soirée sous une pluie de bénédiction.
Les femmes rurales, clé d’un monde sans faim ni pauvreté
Parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes est un ingrédient fondamental dans la lutte contre l’extrême pauvreté, la faim et la malnutrition, souligne l’Organisation des Nations Unies. En moyenne, les femmes représentent 40 % de la population active agricole dans les pays en développement, ce pourcentage oscillant entre 20 % en Amérique Latine et 50 % ou plus dans certaines régions d’Afrique et d’Asie.
En fait, les femmes rurales représentent un quart de la population mondiale et travaillent comme agricultrices, entrepreneures ou salariées agricoles. Moins de 20 % des propriétaires terriens dans le monde sont des femmes. D’ailleurs, la contribution des femmes à l’économie rurale est largement sous-estimée ; car leur rôle dans l’agriculture de subsistance n’est souvent pas rémunéré, relève l’ONU.
Guy-Marin Kamandji
