Bukavu, le 07 octobre 2024 (caritasdev.cd) : Le Projet de collecte, traitement et valorisation des déchets et ordures ménagers dans la ville de Bukavu est exécuté par la Caritas-Développement Bukavu dans partie Est de la République Démocratique du Congo, province du Sud-Kivu, ville de Bukavu.
C’est un constat sans appel : depuis de nombreuses années, on remarque le « changement climatique ». Le dérèglement du climat est principalement dû à l’activité humaine et qu’il représente une menace réelle pour la planète. Ce dérèglement engendre déjà de multiples perturbations parmi lesquelles dans la province du Sud-Kivu, on signale l’explosion démocratique dûe à l’exode rural causé par l’activisme des groupes armés dans le milieu rural. La gestion des déchets et ordures reste une question préoccupante dans le Sud-Kivu. C’est dans cette optique que la Caritas-développement Bukavu, à travers ce projet, veut se pencher sur ce problème, en travaillant de manière particulière sur la gestion responsable des déchets ménagers et des marchés de la ville de Bukavu afin de lutter contre la pollution de l’environnement.
L’implémentation de ce projet se fait en collaboration avec les structures du diocèse : Centre Olame, la coordination des écoles, la CDJP, les 12 paroisses que comptent les deux Doyennés (Bukavu 1 et Bukavu 2) et aussi avec la partie étatique ; la mairie, les 3 communes de la ville, la société civile et quelques associations qui se focalisent sur cette thématique.
L’Objectif général étant de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations. L’étude de base initiale qui a été réalisée et qui a donné un aperçu général sur la gestion des déchets dans les 3 communes de la ville de Bukavu.
Pour ce projet, trois objectifs sont attendus à savoir : amélioration des conditions de vie des ménages à travers un bon assainissement ; fertilité des terres par l’utilisation des déchets ménagers dégradables après le compostage et occupation des jeunes et autres groupes marginalisés à travers les activités d’assainissement et de gestion des déchets.
Il sied de signale que seulement 40 % de ces activités sont jusque-là réalisées avec l’implication de toutes les parties prenantes. Ceci signifie que les résultats seront en train d’être atteints progressivement avec l’avancement des activités. Les produits issus de déchets plastiques commencent à servir pour le pavage de certains endroits comme la cour de la cathédrale notre dame de la paix.
Globalement pour cette première partie de la mise en œuvre du projet, l’implication de toutes les parties prenantes est remarquable, sauf que pour la partie étatique où on constate que son engagement ou sa bonne volonté est buté par de moyen logistique pour acheminer les déchets vers les sites de décharge. Ceci a été remarqué lors de l’activité de ramassage des déchets qui a été organisée par les femmes des 12 paroisses en collaboration avec le Centre Olame. Signalons aussi l’engagement de quelques associations qui travaillent uniquement dans la commune d’Ibanda et appuient certains ménages dans l’évacuation des déchets, mais elles sont également limitées.
Gilbert Nakadindi/Communication Caritas-Développement Bukavu
