Kinshasa, le 23 mai 2022 (caritasdev.cd) : Pour parler de l’égalité entre sexe dans le domaine de la science, caritasdev.cd a récemment porté son choix sur la Sœur Odette Sangupamba. Professeur d’informatique et la seule femme dans la Faculté d’Informatique à l’UCC, à l’UPN et même à UNF. Auteure de plusieurs livres avec un prix AIM 2019 Robert Reix, pour sa thèse intitulée « de la business intelligence interne vers la business dans le cloud : Modèles et apports méthodologiques ».
La courageuse et influente femme à essayer de développer ce sujet en montrant l’importance de la femme dans la société, surtout pour sa durabilité et son développement. Pour ce faire, elle a abordé quelques points (La femme de jadis, la femme d’aujourd’hui, la science, la femme et la science et les attitudes des hommes face à leurs paires dans la science) pour faire comprendre le pourquoi de cette égalité.
D’entrée de jeux, Professeur Odette Sangupamba a commencé par une brève introduction où elle a donné les statistiques de l’Organisation des Nations Unies prouvant la minorité des femmes dans les carrières scientifiques. Lesdites statistiques, l’ont poussée à poser deux questions (quelles sont les raisons de ces inégalités et les solutions qui doivent être mises en place pour une meilleure représentativité des femmes au sein du monde scientifique ?), elle a essayé d’y répondre en montrant la part de la femme (la concernée) et de l’homme.
Ensuite, elle a donné la différence entre la femme de jadis qui détient dans son subconscient certaines choses transmises par la tradition : bonne pour le mariage, cuisine, maternité, travaux ménagers… car elle est inférieure à l’homme. Et celle d’aujourd’hui capable de combiner le travail, les études et le ménage. Elle est le pilier de la famille, car elle possède des potentialités (sagesse, intelligence, force, endurance et persévérance) d’où elle doit aller plus loin dans ses études et engagements. Grace à toutes ses potentialités, la science s’y accorde car elle est la somme de la connaissance.
Professeur depuis 4 ans, Mme Odette Sangupamba avoue avoir rencontré des difficultés à l’Université : le niveau bas de certains étudiants et d’autres qui veulent passer des classes à tout prix malgré leurs désintéressements de suivre le cours. Elle y travaille en sensibilisant, en encourageant et en éveillant la conscience des jeunes filles dans les universités ; car elles sont capables de beaucoup ; elles ont des potentialités et des talents qu’elles doivent mettre en œuvre pour se prendre en charge.
En outre, la femme est plus apte que l’homme, estime Mme Sangupamba ; car, elle apprend rapidement malgré multiple taches qu’elle peut avoir. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes… d’où elles doivent apporter plus. Malheureusement l’homme par ses attitudes qui sont caractérisées par le complexe de supériorité (refus de l’autorité de la femme, les abus, la domination d’un sexe sur l’autre) empêche cette dernière à se donner les meilleurs d’elle-même, a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, sa sagesse et son expertise l’ont poussé à dire que l’homme n’est pas le seul obstacle de la femme, car elle-même aussi freine son avancement par la non prise de conscience de ses talents, de ses potentialités et le manque de confiance en soi.
Elle a chuté avec cette phrase : « femme réveille-toi, car tu as beaucoup des compétences à donner pour le développement de ta nation et tu dois entrer dans le cercle des scientifiques ! »
Rappelons que la Sœur Odette est aussi intervenue à la conférence tenue à Kasangulu, organisée par l’Association des Femmes Travailleuses de la CENCO en l’occasion de la Journée Internationale des Droits de la femme.
Vanessa IRAGI
