Kinshasa, le 05 octobre 2018 (caritasdev.cd): Plusieurs titres figurent dans notre revue de presse de ce vendredi 05 octobre 2018. Il s’agit de plus de 300 nouveaux déplacés fouillant de violences à Djugu ; des discussions en cours pour reprendre la délivrance de visas à la maison Schengen ; de la lutte contre la propagation du choléra dans l’ex District du Bas-fleuve ; de la difficulté de la CENI à rassurer les candidats sur le processus électoral ;la promesse d’un réquisitoire sévère du Ministère Public contre les prévenus de l’affaire Kamuina Nsapu ainsi que de la sortie médiatique du nouveau Président du CALCC, organe qui se réclame la seule voix autorisée du Laïcat catholique.
- URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
- Média Congo: Ituri: plus de 300 nouveaux déplacés enregistrés suite à un regain de violences à Djugu. À la suite du regain des violences en Territoire de Djugu depuis le 16 septembre dernier, de nouvelles vagues de déplacements des populations sont enregistrées dans les camps de l’hôpital général et de l’Institut supérieur pédagogique, ISP Bunia. Les responsables de ces deux sites d’accueil évaluent à plus de 100 ménages, faisant environ 300 personnes, en majorité des femmes et des enfants, le nombre de déplacés nouvellement accueillis. Ils proviennent pour la plupart des localités de Bule, Tsé et Tara, théâtre de récentes attaques des miliciens ainsi que des opérations de riposte lancées par l’armée. Plusieurs d’entre ces nouveaux arrivants affirment avoir passé des heures sans manger et indiquent qu’ils manquent des bâches plastiques pour se construire des abris, ainsi que des habits et ustensiles de cuisine. Le vice-gouverneur de province de l’Ituri, Pacifique Keta, qui reconnaît cette situation. Il affirme que son gouvernement s’active avec l’appui des partenaires, afin de leur apporter l’assistance humanitaire dont ils ont besoin.
- Libre Afrique: RDC: Maison Schengen: discussions en cours pour reprendre la délivrance de visas. Alors que des bruits circulent, sur les réseaux sociaux, au sujet d’une possible réouverture des portes de la Maison Schengen « la semaine prochaine » à Kinshasa, La Libre Afrique.be a interrogé les Affaires étrangères belges. Ces dernières confirment que « des discussions ont eu lieu ces derniers mois entre la Belgique et la RDC à différents niveaux (gouvernements, cabinets, administrations) afin de permettre de reprendre la délivrance de visas. Des pistes ont été avancées pour permettre une réouverture, mais la discussion n’a pas encore abouti ».
- ACP (Agence Congolaise de Presse): Lutte contre la propagation du choléra dans l’ex-district du Bas-Fleuve. Le gouvernement provincial du Kongo Central a fait don d’un important lot des médicaments essentiels pour lutter contre l’épidémie de choléra qui sévit dans les Zones de santé de Lukula, Kizu et Tshela, dans l’ex-district du Bas-Fleuve. Evalué à 5 millions de Francs congolais, ce don qui s’inscrit dans le cadre de l’objectif zéro cas de choléra, comprend notamment 45 kg de chlore, 600 litres de sel de réhydratation orale et 1200 paires de gants. La distribution de ce don à la population victime, estimée 412 cas de choléra, dont 18 décès enregistrés, a été présidée par le ministre provincial de la Santé du Kongo Central, Florian Masaki Nzembele, qu’accompagnait le chef de Division Provinciale de la Santé, le Dr Jacques Kimfuta. Le ministre Masaki s’est ensuite entretenu avec les autorités territoriales et locales qui l’ont informé des causes principales qui favorisent la propagation de cette épidémie meurtrière, notamment la perturbation de la fourniture d’eau potable à la population et le manque de latrines dans certains ménages.
- POLITIQUE ET SOCIETE
- Rfi : RDC: La CENI a bien du mal à rassurer les candidats sur le processus électoral. Les candidats à la présidentielle ont rencontré Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante, jeudi 4 octobre à Kinshasa. La réunion, à l’initiative de la CENI, a abordé les sujets d’inquiétudes concernant le processus électoral, notamment la machine à voter. Au cours de cette réunion, qui a duré environ quatre heures, les candidats de l’Opposition ont demandé des précisions sur le financement des élections. Ils ont aussi une fois de plus rejeté l’usage de la machine à voter, cet outil de vote par écran tactile qui doit être utilisé pour la première fois dans le pays lors des élections de décembre prochain.« La machine à voter ne semble poser aucun problème à la CENI alors qu’il n’y aucun soubassement juridique par rapport à cette machine, commente Marie-Josée Ifoku, seule femme candidate à l’élection présidentielle. Il n’y a rien eu comme consensus. Il y a eu échanges et discussions, mais on en est ressorti bredouille. » Pour la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), il n’y a pas d’autre alternative envisageable s’il faut respecter l’échéance du 23 décembre.
- Forum des As: Le ministère public pour des peines sévères contre les prévenus. L’Officier du Ministère Public a commencé son réquisitoire dans l’affaire des présumés miliciens du mouvement terroriste Kamwina Nsapu, branche de Kinshasa. Il a, au cours de l’audience d’hier jeudi 4 octobre, confronté les faits aux dispositions de la loi et présenté les préjudices subis par les victimes et l’Etat congolais. L’organe poursuivant promet de requérir des peines sévères contre les prévenus, à l’audience du jeudi 11 octobre prochain, au regard des évidences soulevées. Le lieutenant-colonel Alpha Limbaya a développé son discours en termes d’épisodes. Il a introduit son propos en insistant sur le rôle de premier plan joué par les prévenus Bakenga Tujibikile et Mputu Ali Nkongolo dans la genèse du mouvement terroriste Kamwina Nsapu à Kananga. Foi aux déclarations actées sur procès-verbaux, aux relevés téléphoniques et vidéos d’audition, l’organe de la loi affirme sans crainte d’être contredit que Bakenga et Ali Mputu sont bel et bien les deux précurseurs et exportateurs du mouvement insurrectionnel Kamwina Nsapu à Kinshasa.
- EGLISE
- La Prospérité: Aucune confusion possible en RDC : le CALCC demeure la seule voix autorisée du Laïcat Catholique. ‘‘L’engagement actif dans la situation sociopolitique de la RDC dont la vulgarisation, et la mise en pratique des doctrines de l’Eglise Catholique’’. Ceci est une des recommandations formulées par les participants de différents Diocèses et Archidiocèses du pays lors du dernier Conseil National du CALCC. En tant que plate-forme favorisant la concertation et la synergie entre tous les mouvements et associations ecclésiaux des laïcs dans leur différence et leurs diversités, le Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo, CALCC, entend reprendre les choses en mains et intensifier ses activités à travers tout le territoire national. Déjà très actif dans plusieurs provinces, le CALCC promet la poursuite de son implantation et la redynamisation de son bureau à tous les échelons de l’Eglise locale de la RD. Congo. Hier, jeudi 4 octobre 2018, il a donné un point de presse en son siège dans la commune de Kalamu par le biais de son Président, Me Jean Bosco LALO KPASHA. Ce dernier a donc présenté les nouveaux animateurs du Bureau National du CALCC et a précisé que ce Conseil est l’émanation de la CENCO. ‘’Le CALCC est une courroie de transmission entre la CENCO et le laïcat. C’est la voix autorisée du Laïcat Catholique Congolais‘’.
Paris MONA
